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EPIEDS
titline

epieds-mairie

 

Adresse

Maire

Adjoints

Délégués de La Porte Normande

Heures d'ouverture

Téléphone / Fax

Place Henri IV
27220 Epieds

Ketty Revel

-

Ketty REVEL
Philippe GIMONET (suppléant)

Mardi
18h-19h30

Samedi
9h30-11h

Tél. : 02 32 26 32 84

 

 

Epieds : 329 habitants, Maire : Ketty Revel, réélue en 2014
 

Epieds, petite commune où il fait bon vivre tout au long de l'année, située sur le bord du plateau de St André, le long de la vallée d'Eure, se blottit à la lisière de la forêt de Merey. Son nom, EPIEDS peut venir de "spicurioe" ce qui signifie lieu couvert d'épis ou "d'épier" qui veut dire monter en épi. Ce village est un lieu très chargé d'histoire. Saint-Martin d'Epieds est une très ancienne paroisse, nous retrouvons des écrits aux archives datant du XI ème siècle. Dans le système féodal, Epieds dépendait d'Ivry ou un certain Roger, seigneur de ce domaine, donna l'église à l'abbaye d'Ivry en 1071, lors de sa fondation.

 

epieds-egliseIl y existait aussi un fief laïque, qui donnait son nom à une famille noble. Rigaud d'Epieds est cité comme témoin dans une charte pour l'abbaye de Saint-Père.
En 1210, Robert d'Espieds, chevalier, figura dans l'enquête qui fut faite pour constater les droits des riverains de la forêt de Merey. Le procès-verbal mentionne que Robert d'Espieds appartient à la châtellenie d'Ivry. Vers 1402, à l'époque de la rédaction du coutumier des forêts, Jehan Brodard avait un manoir à Epieds où il avait succédé à l'ancienne famille de ce nom. Au XVIIe siècle La seigneurie d'Epieds appartenait à la noble famille de Loubert avec son blason : "de Sable à 6 Epis d'Or".
  Epieds, c'est aussi son église Saint Martin, une construction en blocage de silex se compose d'une large nef et d'un choeur rectangulaire en retrait. La partie orientale du mur méridional de la nef a été rebâtie au XVIe siècle en silex et pierres formant alternance dans la partie inférieure et échiquier à petits  compartiments dans la partie supérieure. La curiosité de cet édifice est de posséder deux clochers. Le plus ancien qui est le plus grand est de forme octogonale et le plus récent édifié en 1827 est lui de forme hexagonale. L'édifice est éclairé par des lancettes, percées au XVIe siècle dans le mur sud de la nef. Un petit porche en charpente abrite le portail d'entrée constitué par de sublimes panneaux plissés ornés de personnages. L'intérieur est digne d'attention, Vierge à l'Enfant, statue équestre de Saint Martin (XVIe). Saint Martin figuré en évêque et Sainte Barbe de la même époque, lutrin d'époque Louis XVI, retable à panneaux peints, une Annonciation et deux anges (XVIIe), statuette de la Sainte-Trinité et bâtons de confrérie. Le maître-autel avec a son centre un tableau datant du XVIIe représentant " la Rédemption des captifs". Il ne faut pas oublier le château d'eau construit en 1952, qui est aussi un point de repère pour les alentours et visible de toute la plaine environnante.

Les trois cloches offrent un très joli chant, rare dans nos campagnes, et que l'on écoute toujours avec émotion pour les cérémonies et fêtes. La population autrefois agricole et forestière, aujourd'hui plus variée est très attachée à son village.
 

La Bataille d’Henry IV et l’Obélisque

epieds-obelisque

C'est sur le territoire de la commune d’Epieds qu'a eu lieu la bataille d'Ivry, le 14 mars 1590.


Dès que l'artillerie royale eut commencé le feu, trois corps de cavalerie qui formaient l'aile droite du Duc de Mayenne, et qui s'appuyaient au village d'Epieds, ayant voulu charger, furent pris en flanc, et en se retirant jetèrent le désordre dans le reste de leur armée. Henry IV profita de ce moment pour achever la déroute.

L'Obélisque d'Epieds serait à l'endroit précis de l'ente (poirier greffé) au pied duquel, après avoir gagné la bataille, le "VERT GALANT" s'endormit (anecdote : Henri IV s'endormit sur le côté gauche, dit-on !!!!) Le 15 mai 1758 pour commémorer le souvenir de la Bataille, Louis Charles de Bourbon, comte d'Eu, seigneur d'Anet, chargea son géographe Pierre de la Croix d'élever à Epieds une pierre d'un pied de large sur quatre de haut entourée de bornes.

Ce monument avait une inscription "C'est ici le lieu de l'ente où se tint Henri IV le jour de la Bataille, le 14 mars 1590". En 1777, le Duc de Penthièvre, seigneur d'Anet, achète à plusieurs habitants d'Epieds, 114 Perches de terrain, dont il forma un emplacement sur lequel il fit élever un monument. En creusant, on trouva les racines du poirier qui furent portées au château d'Anet. La pierre érigée par le Comte d'Eu (en 1758) fut mise dans les fondations. Cet obélisque était surmonté d'une très belle Fleur de Lys dorée.

Ce monument lui coûta 30.000,00 Frs de l'époque.Ce monument reçut en septembre 1784, la visite du Prince Henri, frère du Roi de Prusse.Le Prince, reçu au château d'Anet par le Duc de Penthièvre, fut en effet le lendemain de son arrivée, conduit par ce dernier sur les lieux où avait eu lieu la bataille.A la révolution de 1789, des étrangers à la région, profitèrent des ténèbres de la nuit pour couvrir de boue la tête auguste de ce bon roi. Ils n'auraient pas commis de jour ce lâche attentat, dans une province où sa mémoire est si vénérée.De peur que ces malfaiteurs ne recommencent, le Duc de Penthièvre, selon son expression "dans la crainte que des mains impies et meurtrières osassent se porter sur ces trophées"  fit enlever le buste de Henri IV, les fleurs de lys, les armes de France et les inscriptions. On les transporta au château d'Anet, où ils furent placés dans l'appartement qu'avait occupé le Grand Dauphin, fils de Louis XIV.Entre le 10 et 25 février 1798, le Directoire le fit démolir et vendit pierres et terrain.Le 20 octobre 1802, Bonaparte, se rendant à Evreux, vint visiter le champ de bataille, dont il parcourut à cheval les diverses positions, et ordonna l'élévation d'un obélisque connu dans la région sous le nom de pyramide.Le 24 octobre 1804 fut posée la première pierre de l'obélisque actuel. Après un discours du Préfet de l'Eure et en présence des maires des communes voisines, il fut déposé dans les fondations une boîte remplie de poudre de charbon et contenant une plaque de cuivre représentant la destruction du monument ainsi que sa restauration.En 1811, la société d'agriculture de l'Eure remit un "Prix Pyramide d'Epieds"pour une poésie ayant pour sujet le rétablissement du monument.

Le 18 Mai 1829, la duchesse d'Angoulême (Mme Royale), fille de Louis XVI et dernière Bourbon en ligne directe, de passage à Ivry, voulu rendre hommage à la gloire de son ancêtre, en parcourant les lieux qu'il avait illustrés. La Princesse déposa un bouquet que lui avait présenté Mme de la Bigottière, au pied de l'obélisque.En 1870, pendant l'occupation, les troupes prussiennes défilent au pied du monument.Petite histoire : les habitants de notre localité prétendaient même que les soldats prussiens saluaient le monument lorsqu'ils passaient devant.D'après Morbois-Martel "Notice sur Ivry-La-Bataille, 1873", les précédentes inscriptions ont disparu en 1814 (Abdication de Napoléon). On notera que les plaques actuelles mentionnent "Napoléon BONAPARTE 1er Consul", au lieu de "Napoléon Empereur" inscrit sur les plaques apposées au 1er Empire. Les inscriptions gravées sur plaques et apposées sur ce monument sont aujourd'hui les suivantes :

De face :  "C'est ici l'endroit de l'ente où se tint le Roi HENRI IV le Jour de la Bataille d'IVRY donnée le 14 Mars 1590" (Un médaillon représentant le profil du Roi)

A l'opposée"Napoléon BONAPARTE 1er Consul à la mémoire de HENRI IV victorieux des ennemis de l'Etat aux champs d'IVRY le 14 Mars 1590 le Roi se reposa en ce lieu après la victoire" est également apposé un médaillon ovale représentant côte à côte les Armoiries de France et celles de PAU (Henri IV, 2 palmes et une décoration).

Faces latérales : Deux grandes plaques de fonte sont scellées, sans inscriptions.

A noter, qu'en Mairie d'Ivry, il existe à l'époque où nous écrivons, une grande plaque de marbre blanc, gravée recto et verso, de la même inscription : "Napoléon Empereur à la mémoire de Henri QUATRE après la bataille d'IVRY le ROY se reposa en ce lieu et s'endormit sous un poirier.

Le monument a encore fière allure, entouré de ses rangées d'arbres majestueux. Ce sont des tilleuls, ils sont au nombre de 25 dans la partie circulaire et de 52 répartis en nombre égal de part et d'autre de l'allée menant au monument. A de rares exceptions près, tous les tilleuls doivent dater de l'époque de l'élévation de cet Obélisque (1804). L'allée est orientée EST-OUEST pour une luminosité maximum des arbres, 2 fois par an (aux équinoxes), le soleil se lève et couche dans l'axe de cet allée.Cet emplacement est encore régulièrement, le théâtre de manifestations ou de cérémonies émouvantes. Ainsi, lors des fêtes commémoratives du Quadri centenaire de la Bataille en 1990,réunissant de très nombreuses personnalités départementales, régionales et même nationales avec une grande participation des villageois.Le 26 décembre 1999, une violente tempête ravage le pays. L'obélisque n'est pas épargné puisque ce jour là, il s'effondre. Cette tempête endommagea aussi l'église, le château d'eau pour ce qui est des bâtiments communaux. Pendant l'année 2000, l'obélisque fut restauré et relevé, pour l'église, quelques années supplémentaires auront été nécessaires pour refaire la toiture et estaurer l'intérieur.